Le premier projet de construction (Foulon et Boucher) de cette rocade remonte à 1846 avec un tracé reliant Orléans à Joigny en passant par Montargis.
En 1854, le projet de la Compagnie Saint-Simon proposait un tracé de 259 km d'Orléans à Epernay par Montargis, Sens et Nogent-sur-Seine.
On voyait à travers ces différentes propositions l'émerger l'idée d'une relation Est-Ouest, Nantes-Starsbourg qui fût désignée sour le nom de chemin de fer d'Orléans à Strasbourg. Châlons-sur-Marne et Vitry-le-François étaient aussi en liste.
Bien que soumis aux enquêtes publiques, ces projets n'aboutirent pas. Peut-être arrivèrent-ils trop tôt, mais entre temps, la Compagnie d'Orléans s'était préservée l'exclusivité de la future construction de cet axe Est-Ouest dont le tracé n'avait toujours pas été défini.
Trois études de tracé entre Orléans et la ligne du Bourbonnais furent entrepris, deux par Montargis, un par Gien, tous trois aboutissant à Epernay. Montargis et Gien entrèrent en concurence. Si tout le monde était d'accord pour le départ d'Orléans, les villes voulaient leur voie ferrée et Provins arguait que le tracé le plus court et le pus économique passait par elle. Que ce soit par Provins ou par Nogent, on passait toujours par Montargis pour aboutir naturellement à Epernay.